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CROIX
EN TERNOIS 2006
Croix-en-Ternois
: son Soleil….. il convient, pour la circonstance, d’ajouter : sa
Cagna….. !
De mémoire
de : Croisien ????? Croisé ?????!!!!!!… il fallait
remonter presque au Moyen
Age pour avoir
35° à l’ombre !!!!….
Position
dominante pour le Team Godier Genoud Classic Compétition, puisqu’en
arrivant le samedi matin, il ne nous restait qu’un tout petit bout de place
« sur la colline », Gilles n’ayant pas pu nous garder la place sur
le bitume très prisé des concurrents. Chacun se souvenait des
conditions météo de l’an passé et ne voulait pas, sans
doute, se retrouver dans la boue « amoureuse » de Croix .
En bordure de piste, nous étions finalement superbement installés
avec « vue imprenable » sur l’épingle avant les stands.
Position de choix aussi du fait de la proximité de la tente de Nicole et
Philippe Fréon « Gentils Organisateurs » du Challenge Pro
Classic. Il y avait très longtemps que nous ne nous étions pas
retrouvés si près du « Patron » et cela nous a permis
de retrouver un peu de l’ambiance des débuts d’Alain en 2001.
« En ce temps-là »… la Pro Classic était composée
d’une poignée de concurrents et Philippe quelques fois « tremblait »
parce que le nombre d’inscrits était limite annulation. Les temps ont
bien changés puisque seulement 28 pilotes pouvaient prendre le départ
et que trois se trouvaient « sur la touche », dont le très
rapide Alain Bourachdène qui avait pourtant réalisé le 5ème
meilleur temps des essais , mais en Pro Classic pas de « copinage »
possible ! Philippe est particulièrement intègre et Alain ne
s’étant pas inscrit à la date requise il est reparti avec
beaucoup de peine au cœur juste en début d’après midi le
dimanche.
Pour
un organisateur, cela doit être le « rêve » de faire
plus que le plein de concurrents, cependant, pour les pilotes, faire le déplacement
et ne pas pouvoir rouler, là c’est « l’enfer ».
Le
challenge Pro-Classic a vu le jour en 1999 et Philippe Fréon a vraiment
« bagarré » pour
l’imposer. Il a
tellement bien réussi que la Fédé lui a piqué son idée
et a créé, depuis cette année un championnat de France bien
sûr moins cher, bien sûr plus honorifique puisque, avec remise de
coupes à l’arrivée et remise du titre en fin d’année
à l’occasion de la remise de tous les titres de champions de France.
Mais,
restons bons joueurs, avec l’engouement des passionnés de motos
« non-aseptisées » (du genre : à injection), aux
mécaniques capricieuses, délicates, mais tellement « vivantes »,
nous espérons que le nombre de participants à la Pro Classic
progressera afin de pouvoir, l’an prochain, avoir deux grilles de départ
(une de moins de 750 et une de plus de 750). Je sais que Nicole et Philippe se
battent bien dans ce but. Et puis, il faut dire aussi que ce Challenge, est
comme une « grande famille », malgré le fait que les apéros
ne soient pas toujours perçus comme indispensables, il s’avère
que l’idée est vraiment excellente, tout comme la remise des coupes et
la communication des résultats dans leur intégralité.
Chaque participant est cité et tout un chacun (pilote, accompagnateur,
famille) est informé de ce que chaque concurrent a fait. On se retrouve
presque dans la configuration des années 75, où tous les pilotes
se parlaient, se « mélangeaient », s’entraidaient. Nous
avons connu dans ces années-là de grands moments et un peu
d’humanité dans ces courses d’aujourd’hui, cela fait « chaud
au cœur ». Chaque concurrent est sûr de recevoir des
applaudissements en fin de week-end et cela peut remonter le moral de celui qui
n’a pas fait le résultat espéré. La bonne humeur de ceux
qui sont encore plus mal placés recadre bien l’importance
de chacun face à la vie.
Mais
revenons à nos résultats :
Tous les « Pro-Classicars » ont
bien fait la grimace lorsqu’on leur a annoncé que la 2ème
course du dimanche était reportée aux environs de 17 heures au
lieu de 14 h 55, mais il faut toujours voir le bon côté des choses
et finalement, les motos ont dû bien apprécier ce
décalage.
Les
essais du samedi se sont déroulés très et trop succinctement. En
effet, sur ce circuit de
« poupée » les 8 tours de la séance
n’étaient réellement pas suffisants pour peaufiner les
réglages
(gicleurs, nombre de dents couronne, pignon etc…) Il faut dire aussi que, bien
qu’Alain soit présent, son peu d’expérience de l’an passé
(8 tours d’essais) ne pouvait pas aider aux réglages de la Godier
Genoud d’Eric, d’autant que sa blessure l’a toujours empêché
d’essayer la moto, aussi, jugeant que la moto du Bol d’Or Classic d’Eric
et Jean Claude Chemarin devait être mieux adaptée en partie-cycle,
la décision a été prise de rouler la première course
avec. Mauvaise pioche ! au bout de 4 tours, le moteur s’est mis à
tourner sur trois cylindres (voire sur deux !) et Eric a été
contraint à l’abandon.
Démontage
immédiat pour connaître la cause de cette panne. Stupéfaction !
3 des 8 capuchons de bougies de ce moteur usine Kawasaki ont lâché
(du jamais vu par Alain Genoud !). Heureusement donc que le Bol d’Or
Classic ne durait pas un quart d’heure de plus, sinon la moto n’aurait pas
fini la course ! Qui donc ose parler de : « course à
l’armement » etc… ??????.
Il reste maintenant à
remettre tout en place pour la prochaine sortie sur le mythique circuit de
Spa Francorchamps les 1er et 2 juillet prochains pour les 4ème
Bikers’ Classics. Jean Claude Chemarin, co-équipier d’Eric Laléouse
devait être de la partie, mais un événement familial nous
privera de sa présence. Dommage ! (Jean Claude, tu peux encore
changer d’avis, Monsieur Hardy sera ravi de t’accueillir !).
Eric
se présente donc sur la ligne de départ de la deuxième
course du dimanche avec la
moto avec laquelle
il a fait les essais (Moto moins agile et bien moins puissante que la BO Classic).
Il réussi malgré tout à se « tirer une bourre
d’enfer » avec Gilles Hampe et sa
toute légère
JBB pour terminer juste quelques mètres derrière lui et à
la quatrième place de
la catégorie unlimited. Belle revanche donc pour Eric dont le meilleur
temps en course était inférieur à celui de Gilles de
0’’120, ce qui confirmait son temps des essais qui était meilleur
de 0’’135.
Mais il faut dire qu’une course de Pro-Classic est difficile à gagner
du fait de la différence de performances des motos présentes sur
la piste puisque toutes les catégories sont confondues et que les
écarts de temps sont considérables, les premiers rattrapent, en
principe, les derniers en trois tours seulement. Il faut aussi avoir la chance
lors des dépassements, mais là, tout le monde est logé
à la même enseigne.
En
résumé :
Aux essais du
samedi, on pointait Eric Laléouse en 6ème temps avec
1.05.053 et Gilles
Hampe 7ème temps en 1.05.188
Gilles
terminait 3ème de la première course et 5ème
de la deuxième course, ce qui, pour le week-end lui permettait
d’enlever la troisième place ex aequo avec Laurent Badie
. Eric lui devait
se contenter de la modeste 6ème place qui le positionnait en
10ème position
du week-end. Là
où les choses se « corsent » c’est au classement général
puisque Gilles pointe à la 3ème place avec 63 points et
Eric à la 4ème avec 61 points. Une lutte fratricide se
dresse
à l’horizon et Nogaro les 26 et 27 août risque de voir une belle
bagarre dans le Team.
Mais
d’ici-là Gilles Hampe représentera le Team lors de la manche
ICGP de Rijeka le week-end prochain. Encore bien des kilomètres a
parcourir pour Gilles et son « aide de camp » fidèle autant
qu’efficace : « la p’tite Véro ». Bon courage pour
la route et on pense à vous pour la course.
Il
ne m’était pas possible de quitter Croix en Ternois sans avoir l’Explication
sur la terrible chute d’Alain et de Jean Paul de l’an passé. Dès
mon arrivée je me suis donc dirigée vers les stands et la ligne de
départ afin de comprendre et d’en avoir le cœur net.
Alain
a toujours déclaré qu’il avait (à plus de 200 km/h) aperçu
un feu rouge sur sa droite bien avant la fin des stands et vu très
nettement un drapeau rouge qui flottait au vent dans les mains d’un
commissaire, raisons pour lesquelles il avait, en pilote de notoriété,
de suite lâché les gaz, pensant à un très grave
accident sur la piste.
Bien
sûr les motos n’étant pas, comme les Formule 1, équipées
d’un petit feu rouge de ralentissement, Jean Paul qui arrivait derrière
à aussi grande vitesse, et nez-dans-la-bulle,
n’avait pas réalisé assez tôt qu’Alain se rapprochait
dangereusement à vitesse V. Le choc fut d’une violence inouïe et
tout le monde a cru Jean Paul chez « Saint-Pierre » Alain constatait
que son pied avait l’allure de celui qui va aller direct à la poubelle.
Devant
la géographie des lieux je n’ai pas compris qu’Alain ait pu faire une
telle erreur, le feu d’autorisation d’entrée en piste me paraissait
parfaitement positionné. Je suis donc allée voir Gilles, ne
voulant pas critiquer Alain ouvertement et là, j’ai eu l’explication :
le fameux feu a été déplacé !!!. Dommage
qu’il ait fallu un tel accident pour que la Fédé et le propriétaire
du circuit comprennent qu’ils avaient fauté. Et puis le commissaire ?!
Ils ont bien reconnu que le drapeau était effectivement déplié
et flottait au vent… mais : « ce sont des bénévoles
et ils ne viennent pas toujours au briefing… » Et çà ne
vous gène pas qu’un pilote tel qu’Alain Genoud, ou même
quelqu’un d’autre d’ailleurs ! perde
un pied par vos incapacités ? Normal ! après tout il est
vieux, il n’a qu’à rester chez lui sans doute ??????!!!!!!!……
Même pas un mot de soutien de la part de la Fédé, ni de la
part du propriétaire du circuit. Lamentable ! Heureusement que les
copains étaient là pour remonter le moral.
Son
pied ? Il en est où ? Pas terrible ! Alain doit revoir un
chirurgien à la fin de ce mois, pour étudier la possibilité
de faire une greffe osseuse puisqu’il ne «fabrique » pas d’os.
Il paraît qu’il y a plein de personnes comme cela. L’idée
d’une opération ne nous réjouit pas du tout. Cela m’angoisse
carrément. Il y en a marre d’être handicapé ! Bien sûr
cela aurait pu être pire, il aurait pu mourir, mais encore une opération !
c’est pas terrible pour l’organisme ! Nous avons eu la visite d’un
client qui doit nous donner l’adresse d’un médecin spécialisé
en traumatologie qui pourrait lui prescrire un « orthopulse » je
pense qu’on va déjà essayer comme cela si c’est possible.
Il
paraît que c’est un appareil « magique » qui permet à
l’os d’être « boosté » et que cela marche, mais pas
tout de suite, il semblerait qu’une patience de six mois soit nécessaire
pour voir les premiers résultats positifs. La Patience ! c’est ce
qu’on apprend à avoir dans des cas comme celui-là, et puis, on
se motive en se rappelant qu’il pourrait ne plus être là.
En
attendant, nous nous sommes aperçu que, de conduire était néfaste
à son pied, alors, je me suis vu attribué une nouvelle « casquette »
celle de « chauffeur de maître »
(elle me manquait celle-là !).
Pour
tous les résultats du week-end, dans le détail : le site :
http://proclassic.free.fr
Merci
encore pour votre patience. On vous verra à Spa ou à Nogaro ?
A
bientôt.
Marie
Paule Ghiste : Chauffeur d’Alain Genoud
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