Carthagene
27-28 janvier 2007
LE
GODIER GENOUD RACING TEAM « SOUS LES PALMIERS »
PETIT APERÇU DE
CARTHAGENE VU DE SAINT JULIEN !
Week-end blanc en résultats
sportifs pour le Godier Genoud Classic Compétition sur le
circuit de Carthagène, à 1460 Kms de St Julien.
Un début de voyage "aller" difficile, du fait des
conditions météo déplorables sur une grande partie de la
France et principalement sur la Haute-Savoie, pour nos deux
compères Alain et Hugues Mallet (éminence grise d'AXA
assurances et co-pilote d'Alain pour le trajet).
Tout le monde était "en piste" (sauf Christian
Haquin en panne de voiture), le "couteau entre les
dents" dès 8 heures du matin le vendredi pour deux
séances d'essais libres de 3 heures le matin et autant
l'après-midi.
La pluie incessante n'a, hélas, pas permis de mesurer
exactement la différence entre la Godier Genoud et les autre
concurrentes.
Au saut du lit le lendemain, tout le monde a affiché une mine
dépitée en découvrant les 30cms d'eau dans les rues de la
ville et les 5cms sur la piste.
Immanquablement, l'Organisateur s'est vu contraint d'annuler
l'épreuve à la déception générale.
Après avoir tout rechargé, les membres du Team sont vite
rentrés à l'hôtel pour se sécher et se sont rendus dans un
resto du port de Carthagène où ils ont certainement
"refait le monde" (mais seulement celui de la moto
!) ;
Malgré l'annulation de la compétition, l'Organisateur
Monsieur Miguel Angel DECCLA a maintenu la remise des prix et le
repas au restaurant prévus. Afin de remercier tous les
participants (pilotes et accompagnateurs), il leur a remis une
médaille commémorative à chacun et un trophée aux pilotes
(Alain Genoud y compris et en tête). Il faut dire que
Monsieur Angel DECCLA s'est trouvé particulièrement honoré par la
présence d'Alain, qui, osons le rappeler, reste un
"mythe vivant" pour les connaisseurs du monde de la
moto. Petite anecdote : il est venu par deux fois dans le
stand et a tenu à être photographié par la presse avec
Alain et sa moto n° 1 (2 fois vainqueur du Bol d'Or Classic)
qui jouait cette fois-ci le rôle de "mulet" de la
moto d'Eric.
Il faut souligner que M. Garcia a particulièrement bien
rempli le rôle très important de "public relation"
de très haut niveau, épaulé pendant son absence du samedi
matin par notre jeune ami Sébastien Lavergnat.
Après avoir passé la nuit de samedi chez Sébastien à
Alicante, Hugues et Alain s'en sont revenus à un rythme un
peu moins soutenu sans rencontrer d'autres difficultés.
Chacun conservera de ce
week-end, un sentiment d'impuissance face aux éléments, et
comme un goût de "revenons-y" qui devrait
disparaître courant septembre à l'occasion de la prochaine
endurance organisée par DECCLA RESISTENCIA CLASICAS. (www.deccla.com).
Hugues s'est engagé a vous faire le résumé de son week-end
et a vous faire profiter de quelques-unes de ses plus de 400
photos alors, allez vite le lire !
Merci de vous intéresser à
nos compétitions.
Marie Paule
Le compte rendu de Hugues
Mallet
A
l’issue d’un week-end épique et rocambolesque le GODIER
GENOUD Racing Team est revenu avec un exploit unique dans
l’histoire de la compétition : gagner un Trophée sans
avoir disputé d’essais qualificatifs ni de course !
Mais reprenons, par le début, l’histoire de cette aventure
qui illustre parfaitement la loi bien connue des emmerdements
maximums et successifs lors de certains évènements.
Le
team avait engagé, aux 5 heures de Carthagène, une moto avec
un équipage constitué d’Eric LALEOUSE, Gilles HAMPE et
Christian HAQUIN. Les soucis avaient commencé avant même le
départ : le règlement de cette épreuve imposait des
roues d’une dimension inférieure et différente de celles
utilisées d’habitude. Trouver des roues (et des pneus) puis
les adapter fut déjà un souci générateur de perte de
temps. Dans le même temps, Alain GENOUD éprouvait des soucis
avec la culasse du moteur prévu à l’origine et se
rabattait sur un
998 cm3. Quand les choses commencent mal, généralement, ça
continue. De fait, Alain attrapait une crève carabinée.
Bref, le mercredi matin (alors que la course était prévue le
samedi) le sieur GENOUD était cloué au fond de son lit, les
motos n’étaient pas prêtes, tandis qu’Hugues MALLET,
grand paparazzi devant l’éternel, prévu pour servir de
co-pilote dans le camion,
partait
de CLERMONT FERRAND sur une autoroute enneigée et fermée aux
poids lourds pour tenter de rejoindre St Julien en Genevois.
A
son arrivée, ce n’était pas la joie et le renoncement était
proche : Alain cloué au fond de son lit était en
liaisons téléphoniques avec Eric LALEOUSE (encore au Canada !)
qui envisageait un moment d’envoyer un mécano de
Jean-Claude CHEMARIN pour descendre les motos avec Hugues.
Cette solution ne faisait pas long feu : tempête de
neige sur le Centre et autoroutes fermées rendaient
impossible le voyage ! Finalement Alain, bourré de médicaments
par Marie Paule, prenait la décision de tenter le coup quand
même. Branle-bas de combat et tout le monde sur le pont :
à minuit passé, la moto était remontée avec l’aide de
Philippe et Michel, et «craquait». Alain
qui ne fait jamais les choses à moitié décidait, en
outre, malgré une météo incertaine de partir avec la
remorque pour emmener comme moto de rechange celle qui avait
gagné le BOL CLASSIC.
Le
jeudi à 13 h 30 l’équipage s’élançait : en 13
heures il abattait les 1460 kms, Alain qui continuait à
tousser et cracher, laissait la plus grosse part à notre «vieillard» photographe. Pour se «remonter le moral», les intéressés
apprenaient, via les portables, que le 3ème pilote :
Christian HAQUIN, était en carafe, avec sa voiture, du
côté de Cognac !
Après
s’être perdus dans les rues de Carthagène sous une pluie
battante ils trouvaient enfin leur hôtel et leurs chambres à
4 heures du matin !…..
Le
vendredi matin à 7 heures ils retrouvaient, dans le hall de
l’hôtel, Gilles HAMPE et Eric LALEOUSE (accompagné de ses
«pieds nickelés », Dudu et Cedric) et tout le monde se
rendait au circuit où 2 séances d’essais libres de 3
heures étaient prévues. Revigoré par l’odeur de la compétition,
notre Alain national allait de mieux en mieux. Plateau intéressant
à priori, avec des espagnols évidemment mais aussi une forte
colonie d’allemands d’une part, d’italiens d’autre
part, sans
oublier un norvégien et même un néo-zélandais. Les
concurrents les plus redoutables étaient, à priori, des
GUZZI bien préparées qui avaient d’ailleurs gagné sur le
même circuit en septembre. Sous un temps froid et humide et
après les formalités d’usage, nos 2 pilotes prenaient
progressivement en main la piste et la machine sans chercher
à chasser le chrono, mais en se préparant pour une course de
5 heures. Le tout
dans le stress car le maudit portable nous apprenait que
Christian HAQUIN se débattait toujours avec l’électronique
capricieuse de sa voiture tandis qu’un mécano originaire de
St Julien, habitant l’Espagne, et ami d’Alain qui devait
venir donner un coup de main tombait lui aussi en panne avec
la sienne (quand
ça ne veut pas, ça ne veut pas !!!!). Tout allait bien
jusqu’à ce qu’une vitesse saute pendant un relais de
Gilles HAMPE, provoquant un surrégime qui endommageait une
soupape. Nouveau branle-bas de combat : Alain avait eu le
nez creux de partir avec la remorque malgré la pluie et la
neige et il fallait préparer la moto du BOL. Peu avant 20
heures tout était fini et la moto était passée au contrôle
technique. Il fallait par contre attendre plus de 23 heures
pour que Christian HAQUIN arrive enfin après avoir fait les
200 derniers kilomètres au «cruise contrôle»,
l’informatique capricieuse de sa voiture l’ayant privé
d’accélérateur.
Tout
le monde partait pour se coucher,
plein d’espoir, malgré la pluie qui constituait même
un motif d’espoir car le moteur qui avait déjà le Bol dans
les jambes serait ainsi moins sollicité. Après une nouvelle
petite nuit (HAQUIN devait être impérativement au circuit à
8 heures pour signer les papiers) c’était la douche froide
dans tous les sens du terme : un vent violent, une pluie
diluvienne et plus de 40 cms d’eau dans les rues de Carthagène !!!
Certaines étaient même interdites par des barrages de
police qu’il fallut forcer pour se rendre au circuit. Hugues
était «content» : on lui avait «vendu» le déplacement
en lui disant que le soleil sous les cocotiers en janvier le
changerait agréablement du climat de l’Auvergne ! Après
moult hésitations les organisateurs réunissaient tous les
pilotes pour prendre la décision d’annuler l’épreuve
pour raisons de sécurité, le circuit étant quasiment
impraticable, les voies d’accès qui l’entourent l’étant
elles, totalement. Alain qui avait travaillé comme un fou
pour que Christian HAQUIN puisse profiter au maxi de la séance
libre précédant les «qualifs» s’était une fois de plus
donné du mal pour rien ! Reporter la course au lendemain
était, par ailleurs, impossible
car le circuit était déjà loué pour une autre
manifestation.
Contre
mauvaise fortune, il faut savoir, faire bon cœur : sous
un vague hall tenant lieu de «restau» au circuit, la colonie
italienne sortait les jambons, le chianti et les alcools que
chacun utilisait comme remontant avant de tout «remballer»,
toujours sous une pluie diluvienne et un vent indescriptibles.
Avant de quitter le circuit, Eric et ses 2 «pieds nickelés»
se faisaient prendre en photo sur le podium qui était promis
à l’équipe si l’épreuve avait eu lieu. Pour achever de
noyer son chagrin l’équipe allait ensuite déguster une
(excellente) paella sur le port avant de se disperser dans la
ville, les organisateurs ayant convié tout le monde à un
repas pour 20 heures. De
toute façon, repartir de suite n’était pas envisageable :
la télévision nous apprenait qu’une tempête de neige s’était
abattue sur Valence et bloquait les autoroutes !!
La soirée,
dans une ambiance sympa, constituait la seule bonne surprise
de ce week-end infernal. Les organisateurs décidaient
d’utiliser les trophées prévus et, la première personne
appelée (et acclamée) était Alain GENOUD,
«légende vivante» de l’endurance qui se voyait
remettre une magnifique assiette comme les 2 pilotes
(Christian HAQUIN était déjà reparti sans même avoir pu
s’asseoir sur la moto !), tandis que toute l’équipe
au grand complet se voyait remettre une belle médaille.
Et voilà comment on revient avec des Trophées sans avoir
tourné un tour en essais officiels ou en course !!
Hugues et Alain reprenaient la route le dimanche, en assurant
cette fois des relais plus courts et plus équitables, pour
arriver fourbus dimanche soir à plus de 22 heures 30,
accueillis par une Marie Paule soulagée, qui leur avait
mitonné un bon dîner. Bien entendu, cette fois, ils avaient
eu, beau temps tout le long du parcours !….
Des
photos viendront bientôt illustrer, sur le site, cette
incroyable aventure dont il faut espérer qu’elle ne restera
pas sans suite, les Organisateurs ayant clairement manifesté
le souhait de voir revenir le TEAM GODIER GENOUD soit en
septembre soit l’année prochaine.
Avant
de terminer un grand merci à Michel et Nathalie GARCIA, les
amis du « boss » qui habitent là bas et qui nous
ont grandement facilité notre épique séjour sur place où,
à les entendre, il ferait beau plus de 345 jours par an !!!…..
Hugues
MALLET
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